Franck Renaud dans Presse Océan



Ouest France1 juin 2012



Ouest France 13 mars
Quand la revue Esprit cite Place publique


« En écho au dossier publié ici sur Paris métropole, la revue urbaine de Nantes /Saint-Nazaire Place publique ne se contente pas de réfléchir à des projets pour la métropole émergente située à l’estuaire de la Loire, elle se penche directement sur les questions de gouvernance. D’où l’entretien entre les trois principaux maires concernés (celui de Saint-Nazaire Joël Batteux, celui de Nantes Jean-Marc Ayrault et celui de La Baule Yves Métaireau) afin d’imaginer les conditions d’un territoire métropolitain. Mais la métropole échappe-t-elle aux travers que connaît la gouvernance au niveau national et européen dont le maire de Nantes parle ainsi ? « La gouvernance, c’est l’animation d’acteurs divers. Et on ne peut entraîner que si l’on a une vision, un projet. Aujourd’hui l'a France a-t-elle une vision et un projet ? L’Europe a-t-elle une vision et un projet ? […] On reste dans le court terme, on règle nos petites affaires. » ce qui est une invitation à lire l’article qui suit de Gilles Pinson : « Encore un effort pour rendre la gouvernance démocratique ! » Tout est dit. »

Dans son éditorial,
Olivier Mongin écrit aussi : « Ce sont les Nantais qui nous rappellent que la complexité d’un territoire évolue plus vite que les cadres institutionnels. Voir l’éditorial de Thierry Guidet dans la revue nantaise Place publique qui consacre justement un dossier au gouvernement de la métropole. Souvent donnée en exemple, Nantes métropole, non sans lien avec l’aménagement de l’île de Nantes (Laurent Théry) et la rénovation de Saint-Nazaire, a créé une conférence métropolitaine et mise explicitement sur un avenir métroplitain qui ne se résume pas à la coopération entre Nantes et Saint-Nazaire. »

Esprit, octobre 2008



« La récente université d'été des urbanistes aura permis à de nombreux participants de découvrir une passionnante publication, Place publique Nantes/Saint-Nazaire, au rythme bimestriel (comme Urbanisme), créée début 2007. Le n°6 (nov.-déc. 2007) s'intéresse au pouvoir des maires, après le n°5 (sept.-oct. 2007) qui consacrait un dossier à la question « Jusqu'où la ville va-t-elle s'étaler ? » Le dossier du n°4 (juillet-août 2007) examinait le grand projet de l'île de Nantes, autour d'une table ronde, («Une île réservée aux bobos ? »), avec la participation de Laurent Théry, le directeur de la Samoa, une contribution élogieuse d'Ariella Masboungi, un entretien avec Alexandre Chemetoff, etc. A noter également, dans chaque numéro, le bloc-notes du directeur, Thierry Guidet, la chronique de l'écrivain Jean Rouaud, nantais d'origine »
 
Revue Urbanisme, nov.-déc. 2007, rubrique Coup de coeur



 
Créée en février 1907, Place publique se présente comme « une revue de réflexion et de débat sur les questions urbaines installée au cœur de la métropole Nantes –Saint Nazaire ». Son numéro 8, de Mars- Avril 2008, est en grande partie (un dossier de 80 pages, une douzaine d’études, des repères chronologiques et une « conversation ») consacré à « Julien Gracq  et Nantes ».
Moins « fourre-tout » que le gros numéro de 303 publié quelques mois avant sa mort, ce numéro de Place publique n’évite pas toujours les pièges de l’’hagiographie et du régionalisme (on sait ce que pense Paul Louis Rossi de l’’expression « écrivain nantais »), mais fournit pas mal d’’informations, certaines peu connues, sur les relations de Gracq avec une ville chère au surréalisme. Jean-Louis Litters, professeur au Lycée Clemenceau où Gracq fit une grande partie de ses études avant d’’y enseigner - brièvement – lui-même, propose une réflexion érudite et documentée sur l’’élève extraordinaire que fut le surdoué Louis Poirier, son éblouissant palmarès et la naissance de sa passion pour les échecs. Au-delà des inévitables considérations sur l’’histoire et la géographie de Nantes auxquelles se livrent d’’autres collaborateurs, Joël Barreau, ancien professeur au Lycée Clemenceau, étudie La Forme d’une ville à la lumière de Breton et de Nadja, dont il constituerait la « réponse » : selon lui, c’’est à Breton qu’’est, « secrètement », près de 20 ans après sa mort,  dédié le livre de Gracq. La phrase de Baudelaire qui lui donne son titre  - « Le vieux Paris n’’est plus (la forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur d’un mortel ») - est déjà citée - dans le même esprit - aux dernières pages de Nadja. Il est étrange que les savants commentateurs de Gracq n’’aient pas découvert plus tôt ce « lien » pourtant évident quand on sait l’’importance de la lecture de Nadja pour le jeune Julien Gracq au début des années 30, et de sa première rencontre avec Breton, en août 1939, à Nantes.
Le dossier se termine par une « conversation » entre cinq écrivains sinon « nantais », du moins lié à la ville, Michel Chaillou, Pierre Michon, Jean-Claude Pinson, Paul Louis Rossi et Tanguy Viel, sur leur illustre aîné. Malgré son titre  (« L’étalon-or de la littérature ») et quelques « paradoxes » plus ou moins convaincants de Michel Chaillou, c’’est chaleureux et complice. Le numéro 9 de la même revue, daté Mai-Juin 2008, comporte un dossier sur Mai 68 à Nantes, avec un article de Patrice Allain, « Du surréalisme au situationnisme, le fil rouge de la rébellion », qui rappelle la participation en février 1967 à Nantes des surréalistes parisiens, Jean Schuster, Joyce Mansour, Alain Joubert, Camacho, Silbermann, à la brochure A propos du surréalisme.
(Dominique Rabourdin).


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