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Le numéro 33 vient de paraître

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QUESTIONS PUBLIQUES

Questions publiques est un cycle de rencontres-débats organisés par le CCO, le Conseil de développement de Nantes Métropole et Place Publique. 
Entrée libre sans réservation. CCO, Tour Bretagne, à Nantes
> Le 24 mai à 18h :
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Jean-Didier Urbain, docteur en anthropologie sociale et culturelle, professeur à l’université de Paris-Descartes, évoquera la question du tourisme urbain. Il était interviewé dans le n°31 de Place publique, « Tourisme urbain : inventer des patrimoines alternatifs ».
> Le 12 juin à 18h :
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Nadine Cattan, géographe, directrice de recherche au CNRS et membre de l’équipe prospective Datar « Territoires 2040 », s’exprimera autour du thème « Métropoles 2040 : grossir encore et toujours ou privilégier flux et réseaux ? ». Nadine Cattan s’est exprimée dans le dernier hors-série de Place publique, Penser Nantes pour 2030.

Depuis septembre 2009,
il existe deux éditions de Place publique :

Place publique Nantes

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Place publique Rennes

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Couv PP #30 LE NUMÉRO 30 de Place publique. Six numéros par an, cinq ans d'existence cela représente trente numéros – eh oui – 4 800 pages, c’est-à-dire une banque de données unique sur Nantes/Saint-Nazaire qui, dès aujourd’hui et certainement dans les années à venir, fait et fera le miel des chercheurs. Des dossiers sur le château des ducs de Bretagne et sur l’estuaire de la Loire, sur l’Île de Nantes et sur l’étalement urbain, sur le pouvoir des maires et sur Julien Gracq, sur Mai 68 et sur la bretonnité de Nantes, sur la communication des villes et sur le rapprochement Nantes-Rennes, sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et sur Jacques Demy, sur l’avenir du football et sur la sensualité des villes, sur la gouvernance de la métropole et sur Nantes en 2030, sur le tourisme et sur le rôle des architectes, sur la biennale Estuaire et sur la traite négrière…


À CÔTÉ DE CES DOSSIERS, une foule d’articles plus brefs qui donne à la table des matières de Place publique l’allure d’un inventaire à la Prévert : Baleines et Beurre blanc, Carrier (Jean-Baptiste) et Compagnie générale transatlantique, Éléphant et Enfants nantais, Tri Yann et Vallès (Jules), Lancastria et Magnolias… Le point commun à tout cela ? Nantes et Saint-Nazaire bien entendu. L’attention portée à une certaine manière de vivre ici, forcément singulière par l’histoire et par la géographie, par la lumière et par les eaux, et en même temps l’intérêt marqué aux grandes questions urbaines, nécessairement communes à Nantes, à Lille, à Bordeaux, à Barcelone, à Brême ou à Milan. Rien de ce qui est urbain ne nous est étranger.


SOYONS PRÉCIS : très exactement 373 auteurs ont, à ce jour, écrit dans Place publique, à qui il faut ajouter 129 personnalités ayant participé à des entretiens ou à des débats retranscrits dans la revue. Parmi eux, des Nantais et des Nazairiens bien sûr, mais aussi des chercheurs et des acteurs du développement urbain de toutes les grandes villes de France dont l’expertise et la distance nous aident à décentrer notre regard. Et, bien entendu, des contributeurs étrangers aussi : Italiens, Allemands, Belges, Espagnols, Néerlandais, Suisses, Sénégalais, Américains, Britanniques…


URBANISTES ET PHILOSOPHES, historiens, géographes, sociologues, économistes, politologues, architectes, juristes mais aussi artistes, responsables politiques – dont le Premier ministre, signataire d’un texte sur Olivier Guichard, cinq ans après sa disparition – syndicalistes, médecins, journalistes et, comme on dit un peu sottement, « simples citoyens » : il est peu de branches du savoir et de l’action qui n’aient trouvé leur place dans ces colonnes. Un mot, peut-être, sur les écrivains : Pierre Michon, Mathias Énard, Jean Rouaud, Paul Louis Rossi, Sylvain Coher, Patrick Deville, François Bon, Philippe Forest, Christian Garcin, Brigitte Giraud, Michel Le Bris, Jean-Claude Pinson, Jean-Louis Bailly, Éric Pessan, Bernard Comment, Michel Chaillou, Tanguy Viel, Danielle Robert-Guédon… J’en oublie. Il y a de quoi remplir quelques rayons d’une bibliothèque qui ne serait pas la pire des bibliothèques. Un mot aussi des architectes et urbanistes croisés au fil des numéros : Alexandre Chemetoff, Jean-François Revert, Nicolas Michelin, Jacques Ferrier, Philippe Madec, Jean-Pierre Pranlas-Descours, François Grether, François Leclercq, Christian Devillers, Patrick Bouchain… De quoi construire une ville qui ne serait pas la pire des villes.
Et puis, si vous hésitez encore sur l’emploi du temps de votre week-end : nous avons, en cinq ans, chroniqué plus de 500 livres et de 300 disques


LA REVUE ELLE-MÊME demeure évidemment le vaisseau amiral de notre petite flottille. Mais elle s’accompagne de hors-série thématiques réalisés avec un nombre croissant de partenaires : Les Chroniques de l’Île, dont le cinquième volume sortira ces jours-ci, qui suivent pas à pas la construction de l’Île de Nantes, l’un des plus importants chantiers urbanistiques aujourd’hui en France ; Saint-Nazaire, ville port, consacré à une autre grande mutation urbaine à l’autre bout de l’estuaire ; Xynthia, une tragédie prévisible, avec le concours de géographes et d’historiens, qui décrit et analyse la catastrophe dont fut frappé le littoral vendéen en février 2010 ; La Folle Journée : une ville à l’unisson ? qui rend compte de cet ébouriffant festival de musique classique. D’autres projets sont en cours, d’autres manières de parler de notre territoire, qui prolongent et complètent Place publique.


UNE REVUE DE RÉFLEXION ET DE DÉBATS, annoncions-nous lors du lancement. Or le débat ne peut se circonscrire à nos colonnes. Il doit se dérouler publiquement, physiquement. Ce qui nous conduit, là encore avec de nombreux partenaires, à animer la vie des idées dans la métropole. Philosophes, économistes, géographes, urbanistes, sociologues sont, presque chaque mois, les invités de Questions publiques, un cycle organisé avec le Conseil de développement, le Centre de communication de l’Ouest, et, plus récemment, l’Agence d’urbanisme de la région nantaise. Nous avons aussi contribué au débat à Saint-Nazaire dans le cadre de l’exposition Petite Planète ou à Rezé, l’an dernier, pour une journée d’études sur les quelques villes depuis longtemps ancrées à gauche en Basse-Loire. Cette rencontre va connaître une suite en ce mois de novembre avec le colloque sur les villes de gauche dans le Grand Ouest depuis 1977. En compagnie des Maisons des sciences de l’homme de Nantes et de Bretagne, nous avons mis sur pied, au début de cette année, deux journées internationales sur l’Université et les territoires, à qui nous avons donné une suite, aussitôt connus les résultats provisoires du Grand Emprunt dans l’Ouest. Le Master Villes et Territoires de l’université de Nantes et la Chambre d’agriculture, le conseil régional de l’Ordre des architectes et le comité départemental des personnes âgées, les partisans d’un lycée Freinet et le comité du souvenir de la Résistance, la Région Midi-Pyrénées pour ses ateliers du patrimoine, les urbanistes de Metropolis… voici une liste, qui n’est pas limitative, d’organismes et d’associations avec qui nous avons, cette année, fait vivre le débat.


NOUS RESTONS PERSUADÉS que le papier reste le support le plus commode pour lire une revue comme Place publique. Cela ne nous empêche évidemment pas d’être présents sur internet et de préparer une édition sur tablettes numériques. Notre site offre la particularité d’être très fréquenté depuis l’étranger. Le mois dernier, l’ordre des consultations au-delà de nos frontières était le suivant : en tête, la Belgique, suivie du Canada, de l’Algérie, de l’Italie, de la Suisse, des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la Tunisie, de l’Espagne, du Maroc, de la Guinée, des Pays-Bas, du Portugal, du Japon, de l’Australie, du Sénégal, de la Bosnie-Herzégovine, de l’Ukraine, de l’Argentine, de la Thaïlande, du Liban, de l’Équateur, de la Norvège, du Burkina-Faso sans oublier des DOM-TOM comme la Guadeloupe, la Réunion, la Nouvelle-Calédonie… Joli tour du monde. En France, après Nantes, Rennes et Paris, la fréquentation se répartit de manière à peu près égale entre les grandes métropoles. Si vous le souhaitez, vous pouvez augmenter le nombre de ceux qui nous suivent sur Facebook – en route vers les 500 – et commander, sur notre site, une version numérique des numéros épuisés.


IL NE FAUDRAIT PAS que cette esquisse de bilan tourne à l’exercice d’autosatisfaction. Rassurez-vous, nous sommes très conscients de nos imperfections. Et puis, autant l’avouer, nous avions rêvé à un essaimage plus important de la revue. Rennes notre voisine a importé la formule. Au moment où nous sortons notre numéro 30, c’est un numéro 14 qui voit le jour sur les bords de la Vilaine. Ce cousinage joue son rôle dans le rapprochement entre les deux villes.
Mais Montpellier, Lyon, Paris, Toulouse qui se sont intéressées de près à notre expérience n’ont pas jusqu’à présent sauté le pas. Ce qui signifie qu’il faut réunir un certain nombre de conditions favorables, créer un écosystème favorable à l’éclosion d’une revue et que cela n’est pas donné à toutes les villes. Pourtant, j’ai la faiblesse de la croire, si Place publique n’existait pas, il faudrait l’inventer.

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Place publique #33 le bloc-notes de thierry Guidet

Du bon usage du Mémorial

LA NUIT ET LE JOUR. L’ombre et la clarté. Le clos et l’ouvert. La gestation au creux du ventre maternel et l’expulsion en pleine lumière. Ces couples d’oppositions structurent notre rapport au monde depuis que l’homme est homme. Il y a continuité de la douceur des grottes au mystère des cryptes en passant par les allées couvertes sous lesquelles sommeillent les ancêtres. C’est d’abord de là que provient la puissance du Mémorial de l’abolition de l’esclavage. Vous descendez au tombeau, vous cheminez dans la pénombre en compagnie du grand fleuve aux eaux troubles avant de remonter à l’air libre. Il n’y aurait rien à lire, rien à voir dans le monument édifié sous le quai, eh bien, sa force émotionnelle n’en serait guère altérée. Ce qui fait naître le frisson, qui invite au recueillement, c’est avant tout le côté archaïque de cette œuvre d’art, son caractère – risquons le mot – a-historique.

Ce Mémorial est un sanctuaire.





L’ÉMOTION EST UN MODE d’accès privilégié au passé. Rappelons-nous comment des miettes de madeleine dissoutes dans un peu de thé font monter chez Proust la grande marée des souvenirs. Convoquons notre expérience personnelle pour vérifier combien un parfum, un frôlement, une lumière, une saveur, une intonation nous précipitent sans crier gare dans les dédales de ce que saint Augustin appelait les « palais de la mémoire ». Il n’est donc pas étonnant que les 1 500 personnes présentes lors de l’inauguration du Mémorial, le dimanche 25 mars, aient été saisies d’une émotion collective au point d’applaudir debout les discours, pourtant contestables, de Christine Taubira et du maire de Cotonou, Nicéphore Soglo. Parce que les orateurs étaient noirs. Parce que Nantes revient de loin. Parce que notre époque compassionnelle a la larme facile : mêler les exterminés d’Auschwitz, les soldats assassinés de Montauban, les enfants de l’école juive de Toulouse n’a pas grand sens, mais vous garantit des succès d’estrade.



NANTES REVIENT DE LOIN. En 1992, alors que s’ouvrait au Château la formidable exposition Les Anneaux de la Mémoire qui aurait prévu que, vingt ans plus tard, le maire de cette ville inaugurerait solennellement un tel Mémorial ? Certes, sa signification reste complexe : le Mémorial célèbre les luttes pour l’abolition de l’esclavage ; il rappelle quelques-unes des déclarations des combattants qui ont contribué à son interdiction ; il déplore que subsistent aujourd’hui des formes variées d’esclavage ; mais surtout, dans l’espace public, par le verre et le béton, il reconnaît, il assume le passé d’une ville qui fut pendant un siècle et demi la capitale négrière de la France et mit un siècle et demi aussi à l’admettre. Aujourd’hui, elle met à profit ce sombre passé pour se donner l’image d’une ville de tolérance. Entendons-nous bien, historiquement, Nantes ne fut pas une ville abolitionniste. De même, si Henri IV y signa son fameux Édit, ce n’est parce que les Nantais d’alors auraient été des champions de la réconciliation entre catholiques et protestants. Au contraire, c’est parce que la ville était alors tenue par la Ligue ultra catholique que le roi a voulu y imposer sa volonté. De capitale du combat fratricide, Nantes devient capitale des droits de l’homme ; de capitale de la traite négrière, elle devient capitale de l’abolition. Aujourd’hui, une décision politique liquide une mémoire, une image en chasse une autre. Rien de plus légitime, à condition de ne pas être dupe de ses propres représentations et d’imaginer je ne sais quel miracle qui aurait fait de Nantes, à chaque moment de son histoire, une ville fraternelle.



LE WEEK-END SUIVANT l’inauguration du Mémorial, j’animais un débat lors d’une journée organisée par Nantes-Histoire. Dans le public, pourtant plutôt bien informé, une femme intervient pour dresser un parallèle entre les juifs et les esclaves noirs, « déportés, exterminés, non pour ce qu’ils avaient fait, mais pour ce qu’ils étaient. » Une énormité puisque les esclaves étaient des marchandises, achetées sur les côtes africaines, revendues aux Antilles, que les négociants avaient tout intérêt à faire traverser l’Atlantique avec le moins de pertes possible. On se dit que, décidément, la loi Taubira de 2001, qui fait de la traite négrière un crime contre l’humanité n’a pas vraiment contribué à la compréhension du passé. On voit bien ce que cette loi vise : le caractère horrible de l’esclavage et de la déportation. Mais faire voter, dans une enceinte politique, pour des raisons morales, un texte qui donne à des faits vieux de deux siècles une qualification juridique – le crime contre l’humanité, notion forgée en 1945 au tribunal de Nuremberg, dans un contexte historique bien précis – voilà qui laisse songeur… On sait ce qu’a pensé depuis le Conseil constitutionnel de la loi sur le génocide arménien votée par le Parlement français.



MÊME EXEMPLE DE CONFUSION chez Peter Lema, un responsable du Collectif du 10 Mai, ce regroupement d’associations afro-caraïbéennes de Nantes connu pour organiser une « marche des esclaves » dans les rues. Le jour de l’inauguration, il m’accoste pour déplorer de n’avoir pas été convié à l’émission que nous venions d’organiser avec Télénantes. Dans le même mouvement, il regrette de n’avoir pas été invité à prononcer un discours aux côtés de Jean-Marc Ayrault et de Christine Taubira et me confie : « Ce Mémorial, c’est bien, mais Nantes aura réglé ses comptes avec son passé quand elle aura élu un maire noir. » Bonne campagne électorale, monsieur Lema ! M’est revenu en mémoire cet autre débat, organisé il y a quelques années à la mairie de Nantes, où l’historien béninois Félix Iroko avait eu toutes les peines du monde à se faire entendre de contradicteurs noirs parce qu’il tentait d’énoncer cette vérité d’évidence : il n’y a eu traite que parce qu’il y avait des vendeurs et des acheteurs. Les acheteurs étaient blancs, nantais souvent ; les vendeurs étaient noirs. La traite était un commerce pratiqué pour le profit mutuel de vendeurs africains, d’acheteurs européens ;

ce n’était pas un crime de « l’homme blanc » perpétré contre « l’homme noir ».


Ce mot « profit », qui est pourtant la clef de tout, je crois bien que Jean-Marc Ayrault a été le seul à le prononcer lors de l’inauguration. La couleur de peau du maire de Nantes n’a rien à voir avec la façon dont cette ville assume son passé.



À CÔTÉ DE L’ÉMOTION, de l’image, du discours politique, nous avons donc tout simplement besoin d’histoire, de science historique pour appréhender le passé. Contrairement à ce qu’on entend parfois, il n’est pas vrai que le Mémorial soit muet sur ce point. Dans la dernière salle, une grande carte représentant les flux du commerce triangulaire fait, à elle seule comprendre bien des choses. Il y a deux ans, une écrivaine haïtienne, Yannick Lahens, avait été invitée à poser la première pierre du Mémorial. Avoir vu cette carte lui aurait évité de proférer des âneries du genre : « J’éprouve une grande émotion dans ce lieu chargé d’histoire, ce lieu où mes ancêtres, captifs achetés depuis les côtes africaines, ont transité vers des terres inconnues. » Comme si le quai de la Fosse était un raccourci sur les routes qui mènent du golfe de Guinée aux Antilles. Le maire de Cotonou n’a pas été non plus très inspiré en lançant que la Galerie des glaces de Versailles s’était nourrie en partie du « sang des Noirs » alors qu’elle est terminée en 1684, bien avant que la traite négrière française prenne son élan.



OUI, NOUS AVONS BESOIN D’HISTOIRE, de réponse à ces questions : pourquoi la traite à Nantes ? Pourquoi l’esclavage en Afrique ? La traite était-elle une bonne affaire ? Comment pouvait-on être gagné par l’esprit des Lumières et pratiquer tranquillement le commerce d’hommes, de femmes et d’enfants ? Quelles ont été les conséquences de la traite sur l’Afrique, sur l’Amérique, sur notre ville ? Pourquoi s’est-on décidé à abolir l’esclavage et la traite ? Il faut reconnaître que le passé est une terre étrangère. Nous avons besoin de cartes et de boussoles pour ne pas nous y égarer, nous enliser dans les sables mouvants de nos préjugés naïfs. Les travaux d’historiens sont ces repères ; ils ne manquent pas. Les actions pédagogiques non plus – songeons par exemple aux très bons fascicules réalisés par les Anneaux de la Mémoire. Le Musée d’histoire de la ville, au Château des ducs, joue évidemment un rôle majeur dans cette mise à disposition des savoirs. Le bon usage du Mémorial réside donc tout à la fois dans cette distinction et cette mise en relation entre deux types de rapport au passé, aussi nécessaires l’un que l’autre : la mémoire et l’histoire.

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A l'occasion de l'inauguration du Mémorial de l'abolition
de l'esclavage


parution de la version numérique du dossier
de Place publique #29 :

Traite négrière
regarder le passé en face
Ce tiré à part, exclusivement diffusé en version électronique, est issu du numéro 29 de Place publique (septembre-octobre 2011) dont le dossier était consacré au projet de Mémorial de l’abolition de l’esclavage. Il replace l’inauguration du Mémorial dans un large contexte : le rôle joué par Nantes dans la traite négrière, la mémoire collective de cet épisode douloureux, les séquelles dont souffre toujours l’Afrique, les controverses qui ont accompagné la construction du Mémorial, les initiatives comparables prises ailleurs dans le monde…
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Avec des contributions d'Olivier Grenouilleau, Didier Guyvarc'h, Ibrahima Thioub, Laurence d'Haene, Marie-Hélène Jouzeau, Emmanuelle Chérel, Pierre Combes, Daniel Sicard...
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Les chroniques de l'Île de Nantes
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L’Île de Nantes est le théâtre d’une opération d’urbanisme comme une ville n’en vit pas tous les siècles. Place publique a créé Les Chroniques de l’Île, une collection d’ouvrages consacrés à ce nouveau pan de ville qui se construit sous nos yeux. La rédaction en est assurée par Frédérique de Gravelaine, auteur de nombreux livres sur l’urbanisme.
Les autres numéros hors-série
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Place publique - Place de Bretagne, BP 72423 - 44047 Nantes cedex 1, France - tel. 06 75 06 32 67 - contact
réalisation : joca seria